Espace Conservation des Antiquités et objets d'art

… la prévention du vol et du vandalisme dans les églises

L'inventaire
Le gardiennage
Les portes et les fenêtres
Les clés
La fixation des objets
Les moyens de dissuasion par alarme
La mise sous vitrine et l'aménagement de "trésors"
Les copies et moulages de sculptures
Le dépôt de sécurité à la Conservation des antiquités et objets d'art
Le marquage des objets

L'inventaire
L'identification individuelle d'un objet d'art, si elle n'empêche pas le vol, peut néanmoins contribuer à faciliter les enquêtes des services de police et de gendarmerie. D'où l'intérêt de réaliser l'inventaire détaillé des objets les plus remarquables ou menacés que contient un édifice, travail réalisé par la conservation des A.O.A. au fur et à mesure de ses tournées de repérage et de récolement. Cet inventaire s'accompagne d'une couverture photographique et d'une fiche descriptive de chaque objet : les renseignements sont saisis sur une base de données informatisée. Le conservateur peut conseiller les équipes locales pour la réalisation des premiers repérages, et déterminer quels objets seront particulièrement à protéger.

Haut

Le gardiennage
Il est indispensable de motiver les bonnes volontés pour assurer une surveillance, quitte à restreindre les heures d'ouverture qui pourront être affichées à l'entrée de l'édifice. Les voisins volontaires doivent disposer de consignes précises et mises à jour : coordonnées du maire, du curé affectataire, de la gendarmerie... Dans le cas où la clef serait prêtée aux visiteurs qui en font la demande, il n'est pas abusif d'exiger la remise d'une pièce d'identité qui sera restituée en fin de visite. L'ouverture au public est souhaitable, mais sans surveillance, le risque de vol existe. Il est maximal à l'heure du déjeuner, tôt le matin et après la tombée de la nuit. Une impression d'abandon des lieux favorise aussi les vols.

Haut

Les portes et les fenêtres
Pour assurer une fermeture efficace, il est nécessaire de privilégier un seul accès actionné par une serrure depuis l'extérieur, et de fermer les portes secondaires de l'intérieur à l'aide d'une protection physique de type bâclage. Les serrures doivent être vérifiées et remplacées le cas échéant par des serrures de sécurité présentant les normes APSAD. Une ouverture, même située en hauteur, peut permettre l'intrusion si elle n'est pas bien protégée, particulièrement si elle est isolée des regards. Les barreaux ou vitrages anti-effraction, les grillages anti-projection sont recommandés. Par ailleurs, pour pallier la fermeture permanente d'un édifice, un compromis peut être trouvé par l'aménagement d'un sas à l'entrée avec pose de grilles en fer forgé ou de vitrages anti-effraction permettant une vue sur l'intérieur sans toutefois y pénétrer.

Haut

Les clés
Les clés doivent être en nombre limité et localisables à tout moment : leur éparpillement accroît les risques. De plus, il faut limiter le nombre de clés différentes et en privilégier une seule qui fonctionne pour toutes les serrures. Les clés de la sacristie ne seront pas dissimulées dans l'église, mais accrochées au trousseau général. Chaque accès possible depuis l'extérieur, même fermé à clef, augmente les risques d'intrusion : deux voleurs sur trois entrent par la porte... et le troisième par la fenêtre ; ils sortent souvent par la porte principale.

Haut

La fixation des objets
Aucun système de fixation ne peut résister à celui qui dispose de tout son temps : l'objectif est uniquement d'allonger ce temps afin d'augmenter les chances de repérer la situation anormale. La fixation d'une statue n'est pas une intervention anodine et peut être la cause de dégradations si elle n'est pas effectuée selon certaines règles, à la fois du point de vue des matériaux choisis et de leur mise en œuvre. Le conservateur des A.O.A. aidera à déterminer le meilleur procédé de fixation et indiquera un professionnel compétent. D'une façon générale, il faut veiller à ne pas laisser d'échelles ou d'escabeaux accessibles dans l'église.

Haut

Les moyens de dissuasion par alarme
La mise en œuvre de ces matériels est délicate. Leur efficacité dépend du bon fonctionnement des détecteurs, d'un réglage minutieux et aussi de vérifications périodiques. Les personnes en charge de l'édifice doivent recevoir une formation. Aucun de ces procédés ne doit être adopté sans qu'une étude pratique n'ait été faite et des essais réalisés. La question principale restant à résoudre est de savoir où va aboutir l'alarme et qui va intervenir.

Haut

La mise sous vitrine et l'aménagement de " trésors "
Certaines mesures adoptées par les musées conviennent mal aux objets d'église. Néanmoins, la mise sous vitrine est un moyen de prévenir les risques de vol et de déprédation. La vitrine pourra être créée de toutes pièces ou réutiliser une niche ou un espace existant dans l'église. Elle peut, de plus, être placée sous alarme permanente. Sous réserve d'entretenir les conditions thermiques et hygrométriques nécessaires, on y placera en priorité les petits tableaux sur bois, toile ou métal, les sculptures de taille restreinte ou fragiles, les pièces d'orfèvrerie ou objets d'importance historique. Pour ne pas constituer une fausse sécurité, la vitrine doit répondre à des normes strictes concernant la nature des matériaux constitutifs, en matière de serrure, de vitrage, d'assemblage ; le dispositif d'éclairage et le système de ventilation sont également à étudier

Haut

Les copies et moulages de sculptures
Dans certains cas, pour des œuvres exceptionnelles particulièrement menacées, il peut être envisagé de placer provisoirement l'original dans un coffre sécurisé, et d'en faire réaliser une copie ou un moulage par un atelier spécialisé. Néanmoins, il faut veiller à rétablir le plus rapidement possible les conditions de sûreté suffisantes pour permettre le retour de l'œuvre originale dans son édifice d'origine.

Haut

Le dépôt de sécurité à la Conservation des antiquités et objets d'art
Déposer un objet doit également correspondre à une situation transitoire, tant l'idée de dépôt d'œuvres d'art paraît à l'opposé du concept de conservation in situ auquel s'attache le service des Monuments historiques, soulignant l'importance du lien entre contenu et contenant. Il s'agit d'une formule de regroupement d'objets religieux dans le but de les conserver, en résolvant les difficultés soulevées par l'insécurité et le mauvais état de nombreuses églises. Les œuvres déposées restent propriété de la commune ; elles gardent leur affectation cultuelle et leur valeur d'usage. Les Archives départementales des Vosges, siège de la C.A.O.A., peuvent accueillir les objets de petite taille qui nécessiteraient d'être mis en sécurité à titre temporaire.

Haut

Le marquage des objets
L'objectif est de pouvoir identifier et authentifier les objets. Un protocole d'agrément des différents systèmes de marquage à appliquer aux œuvres des collections publiques est en cours de
définition. Il devra garantir notamment le respect de l'intégrité de l'œuvre, la facilité
et le caractère durable du marquage visible ou invisible et la commodité de lecture.

 

Mentions légales - Accessibilité
© Conseil général des Vosges - 2007

Direction Vosgienne des Archives Départementales - 4, Avenue Pierre Blanck
Parc économique du Saut-le-Cerf - BP 1002 - 88050 Épinal cedex 09 - 0329818070
>> Plan d’accès